© Simon Najard

Acheter un appareil photo quand on est pêcheur.

La remise à jour de notre rubrique photo.
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Par les temps qui courent lorsqu'il s'agit d'acheter (ou de se faire offrir) un boîtier à fort usage "pêche" autant acheter un numérique… mais pas une enclume qui pèse des tonnes (c'est un peu le défaut actuel des numériques de gamme moyenne).
Restez pratique et achetez un boîtier discret de 150 ou 200 grammes maximum, tout plat, solide, qui se glisse bien dans la poche. Quand on est au milieu de la rivière il y a toujours un moment où l'on se dit : "Là, il y a une belle photo à faire. Ah, si j'avais un appareil photo…Mais…!!! C'est bon sang, bien sûr!!!" et hop vous vous souvenez que votre boîtier est là, dans la poche, tout prêt, qui ne craint rien de l'eau parce que, super-rusé, (grâce à cette merveilleuse rubrique) vous l'avez choisi étanche, insubmersible : "waterproof" .

Dans le genre, il n'y en a pas 10 000 … Juste 3 ou 4 qui ne coûtent pas trop, trop cher - de 300 à 500 € maximum tout équipés. Tout est relatif bien sûr mais quand on voit ce que vaut parfois le matériel de pêche… Avec ces appareils, en plus des remarquables et originales photos que vous allez faire de vos enfants, du chien, du repas de mariage ou de la plage de vos rêves, vous pourrez aussi faire des photos de vos poissons rouges sous 20 cm d'eau et, en prime, photographier le chien, les enfants, vos proches sous la douche et même dans les vagues. L'appareil photo de rêve !

10 mai 2009. Du nouveau…

Pour faire court et pour les gens pressés : à ce jour, l'appareil étanche le plus intéressant est le Pentax W 60 (à peine plus de 200 euros…).

Il y a un an je parlais des Pentax Optio W30 et des Olympus.
Un an auparavant j'avais déjà moi-même acheté un Pentax étanche W10. Plus tard, quelques mois après avoir écrit sur ce sujet j'avais fait l'achat du 1030 SW Olympus dont je parlais déjà dans la rubrique sans l'avoir eu longuement en main.. Bon boîtier, mais, surprise, lors de ma 1ère plongée en piscine chez des amis sous 1 mètre 50 d'eau ( j'étais tout fier de montrer ma nouvelle acquisition) pas de chance - fuite d'eau et panne aussitôt… Ce boîtier n'était certainement qu'un cas isolé mais ça faisait quand même un peu désordre. Prise de contact téléphonique immédiate avec la maison Olympus- polie et circonstanciée comme il se doit. Je connaissais un peu leur département professionnel. Là, j'avais affaire au département amateurs. Grosse déception… En résumé, ils n'avaient rien à faire de mon problème ( c'est pourtant le problème de LEUR appareil en la matière) et m'ont proposé poliment le minimum : une vérification qui ne tenait pas compte qu'avec un boîtier mouillé à l'intérieur, il y a toujours de grandes chances que ça rouille dans les mois qui suivent (même si ce n'est que de l'eau douce)… Que devenait la garantie dans ce cas ?
Une extension de garantie après la " vérification "… ?
Non.
Vous me laissez es mêmes dates de fin de garantie qu'à l'achat !!!
Oui
Combien de temps va prendre la " vérification " ?
Plusieurs semaines. Il faut l'envoyer dans nos ateliers au Portugal.
Vous ne proposez pas un échange standart dans ce cas comme le ferait d'autres marques ?
Non !
Bon, hé bien merci Monsieur…

J'ai beau avoir un peu de bouteille dans ce domaine, déçu j'étais. Déçu je suis resté.
Il se trouve que déçu, je l'avais été déjà un peu par la qualité vidéo de ce modèle Olympus. Mon vieux Pentax Optio W10, celui avec lequel la plupart des images de ce site ont été faites faisait mieux depuis 2 ans, Celui là, je l'ai gardé et j'ai revendu l'Olympus dès son retour d'atelier - en prenant toutefois soin d'avertir le copain qui me l'a acheté à prix modique.

Pour suivre l'évolution d'un matériel qui évolue si vite et décote encore plus vite, il faut parfois envisager de le revendre dans les 12 mois quitte à perdre 30 à 60 % de sa valeur mais encore faut il savoir à quelle évolution on a affaire avec les nouveautés. En valent-elles la peine ?

Ne jamais oublier que tous les défauts de ces boîtiers amateurs sont plus ou moins sciemment entretenus. Vous ne voulez tout de même pas que pour le même prix ils aient les qualités que se doivent d'avoir des appareils photographiques professionnels dignes de ce nom. C'est pourquoi durant quelques années encore nous aurons probablement des boîtiers " amateurs " qui :
- Manqueront de réactivité au déclenchement. Vous pensiez avoir déclenché au bon moment pour photographier la sauterelle qui se préparait à sauter. Le boîtier a été plus lent que vous. Pas de sauterelle sur l'image.
- Donneront à vos photographies une vilaine matière " bruitée " pleine d'affreux pixels au delà de 400 asas, voire 200 asas.
- Vous noieront de gadgets pour stimuler la vente et vous faire croire que ce sont des merveilles qui n'auront souvent aucun intérêt. Dans le genre, il y a le système électronique de reconnaissance de détection de sourire. Si les gens que vous voulez photographier ne sourient pas, l'appareil refusera de faire la photo ! Saleté !
Ca vous fait sourire vous ?

Par contre, ça a vraiment bougé du côté :

Des optiques
Le 28 mm est devenu monaie courante. Pendant longtemps cela n'a pas été le cas malgré la demande . J'explique ce que sont ces " grands angles ". Avec eux on voit moins serré qu'avec les optiques des précédents appareils.
Cette possibilité de pouvoir élargir le champ de vue est très importante.
Allez donc essayer de photographier en pied avec les optiques classiques les 3 personnes qui sont avec vous dans votre petite barque de pêche.
Impossible !
Avec une optique à champ large - on dit une optique "grand-angle" (ici, un 28 mm alors que les plus couramment proposés étaient des 35 ou 40 millimètres) cela devient possible et offre des tas d'autres avantages - surtout une plus grande profondeur de champ visuelle, un point souvent problématique avec les numériques.
La plupart du temps l'optique de ces boîtiers sont des zooms. Ils vont donc de la position " grand angle " à celle de " télé-objectifs " en passant par l'équivalent de notre regard humain (entre 40 et 50 mm).

Des capteurs
Les capteurs d'image de ces petits appareils ont gagné en puissance. Ils sont passés de 6 à 12 millions de pixels. Cela veut dire que lorsque vous pouviez faire une bonne reproduction papier de 24 cm sur 30 cm maintenant vous allez pouvoir atteindre une taille de 30 par 40 centimètres avec la même qualité.

Et bientôt, du côté des fichiers.
Là, c'est encore en préparation. Le grand public s'est habitué aux fichiers image JPEG. Parfois même aux fichiers TIFF. Maintenant nous allons bientôt avoir accés à des fichiers RAW (ou CR2 chez Canon) beaucoup plus riches en informations, capables d'emmagasiner et surtout de restituer des informations de lumières infiniment plus fines, complètes et fouillées.
Les petits boîtiers étanches n'en sont pas encore là mais ça ne va pas tarder.
Certains petits boîtiers non étanches comme le Canon PowerShot G10 y sont déjà (j'ai bien dit le D10, pas le G10 étanche !)
En fait ces petits boîtiers suivent l'évolution des recherches dont bénéficient en priorité les grosses bêtes professionnelles mais à prix bien plus chers ( le prix généré par ces recherches justement)

Les JPEG donnent des fichiers un peu semblables aux grandes ondes (MW) de la radio classique face à la modulation de fréquence (la FM).
La FM c'est un peu le format TIFF. La super FM, elle, ce sont les RAW.
Ils transportent et gardent en eux un nombre d'informations nettement supérieur aux autres fichiers. Avec eux la différence est très sensible dès que l'on commence à travailler l'image sur son ordinateur ou dès que le marchand peut accorder un peu de temps et de savoir faire (qui se paie bien sûr) pour l'obtention de tirages photographiques qui devraient alors être très supérieurs à la moyenne et de (très) bonne qualité.

Par contre, je l'ai déjà dit plus haut, n'attendez rien encore des hautes sensibilités à la lumière au-delà de 400 asas. La haute sensibilité à la lumière c'est lorsqu'on vous dit que l'on peut atteindre 1000, 2000 ou 3000 asas - c'est la possibilité qu'a l'appareil d'être sensible à très peu de lumière. Plus le chiffre des asas est grand, plus l'appareil est sensible.
Malheureusement avec ces petits appareils, les images faites au delà de 400 asas sont le plus souvent très, très décevantes. Tout au plus un " bruit ", une présence de pixels et de parasites visuels énormes… Bien sûr les marques nous disent que ces boitiers peuvent faire des images à 1600 asas, 3200 asas. Oui, mais alors, quel massacre pour la qualité !
L'an dernier j'écrivais un peu vite que nous allions avoir des appareils avec des " yeux de lynx dans la nuit "… C'est vrai, depuis peu de temps, mais seulement pour des boitiers de très haut niveau. En fait je m'avançais trop en ce qui concerne encore les petits boitiers étanches qui nous intéressent. Les boitiers hauts de gamme parviennent à une vision de très grande qualité dans des lumières très faibles. Mais à quel prix ! Actuellement de 3000 à 5000 euros…


Ces petits boitiers sont tous équipés avec :

Une vidéo incorporée
Tous ces appareils font désormais de petites séquences films dont la qualité des prises de son s'améliore. C'est la tendance de la plupart des boitiers photographiques numériques. Du coup, nos beaux poissons se mettent à frétiller pour la postérité avant d'être remis à l'eau. (1)
Un conseil cependant: ne faites pas de séquences vidéo trop courtes. Ce ne sont pas des instantanés que vous faites, ce sont des films. Ca marche avec le déroulement bien géré du temps. Tandis que vous filmez calmement, comptez lentement au minimum jusqu'à 10 et sans fichre le tournis à tous les futurs spectateurs à force de bouger négligemment l'appareil dans tous les sens à bout de bras.
N'exagérez pas non plus en longueur des séquences. Au delà de 30 ou 40 secondes ça devient assez vite pénible pour tout le monde, vous y compris - à moins bien sûr que ce ne soit la séquence complète (et forcément passionnante !) de la capture de votre dernière truite de mer de 6 livres… Ca, c'est tout à fait le genre de situation qui peut durer dix bonnes minutes. Là, il y a vraiment intérêt de suivre les conseils donnés en fin d'article et qui concernent la gestion des piles, des cartes - qui demandent d'être prévoyant et soigneux.
Comme à la pêche !

Un flash.
Le flash est intéressant pour AJOUTER un peu de lumière dans l'ombre ou, le soir venu, dans la lumière crépusculaire ambiante.
Ne pas oublier cependant que pour faire de bonnes images il vaut mieux ne pas abuser du flash.

On l'a vu, la sensibilité à la lumière peut être réglée sur 1000 asas voire plus même si cela est un peu factice et trompeur. La surface sensible du capteur de l'appareil (la rétine de son optique), peut, lorsqu'on le lui demande, devenir sensible aux très faibles lumières (pour comparer et faire vraiment court, la sensibilité de la rétine d'un œil humain pourrait être assimilée à du 400 asas).
Idéalement c'est la possibilité de photographier dans des ambiances de lumières parfois très, très faibles que vous n'auriez jamais osé aborder auparavant sans flash. Bien sûr, nous l'avons dit, ce n'est pas forcément de très bonne qualité mais ça a quand même l'avantage de restituer une ambiance beaucoup plus naturelle et chaleureuse que celle des photos plus ou moins blanchâtres faites plein flash. Là encore, il faut chercher le compromis en attendant de bénéficier pour pas trop cher des dernières applications très efficaces installées dans les boitiers de très haut de gamme.

A part ça oubliez un peu les effets d'annonces de résistance aux chocs, à l'écrasement, aux immersions à 10 mètres ou autres cabrioles… Est ce bien de ces performances dont nous avons besoin ?
Si elles sont annoncées, tant mieux. Peut être sont elles réelles. C'est surtout l'application de leur garantie qui est intéressante dans le cas de panne. Mais allez faire la preuve de votre bonne foi lorsque vous expliquerez que votre boitier tout malade n'est tombé que de 95 cm ou bien qu'il a pris l'eau au fond de votre piscine favorite qui ne fait que 5 mètres de fond maximum. Pas à 11 mètres de fond - non, non, je vous assure ! Juste à 1m 50 sous l'eau...
Pour moi, ça va, j'ai donné…

Oubliez aussi les zooms numériques.
Ne faites confiance qu'aux zooms OPTIQUES. Pour vous faire rêver et croire que votre télé objectif est très puissant les marques nous vantent des zooms aux performances de grossissement qui elles, pour le coup, sont très grossies.
En fait un zoom numérique n'est que le découpage électronique, le recadrage numérique, la réduction de l'image faite avec votre optique réelle.
Le zoom dit numérique prend le relais de votre bonne optique et recadre bêtement l'image de bonne qualité qu'elle a faite pour en tirer une image détériorée alors que vous-même, vous auriez pu simplement la recadrer beaucoup plus proprement sur votre ordinateur après prise de vue. Ou la faire recadrer par votre marchand.
En attendant avec les zooms numériques, le résultat est très moche et ça se voit.
En ce qui me concerne j'utilise assez rarement le télé objectif. Il est utile parfois, c'est vrai - pour certaines compositions graphiques par exemple - mais c'est quand même souvent pour le grand public un truc de photographes très timides ou fainéants. Pour ma part je me sers d'un autre outil très efficace pour m'approcher du sujet : mes jambes !


Forts de tous ces renseignements nous pouvons plonger de façon un peu moins aventureuse dans ce que propose le marché en cette fin de printemps 2009


PENTAX
Pentax a sorti depuis l'été 2008 l'Optio W 60.
Sa vidéo est sans doute la meilleure du marché pour ce type de boitier. Il a un capteur de 10 MP et un grand angle 28 millimètres.
Le W60 a déjà un an, c'est presqu'un papy… et je vois qu'il commence à se vendre à petit prix (dans les 200 euros). Il se vendait dans les 290 euros l'année dernière.
http://www.pentax.fr/fr/product/17234/body/overview/Photo_Compacts_numeriques.php
A cette heure c'est mon préféré. Je l'ai testé un peu. Je ne l'ai pas acheté. parce que je soupçonne que dans les mois qui viennent (au plus tôt en fin d'année me disent les gens de Pentax) va sortir une évolution de ce boitier qui aura probablement un capteur de 12 MP et quelques autres aménagements. Sera t-il plus cher ? Actuellement, le W60 est sans doute le meilleur et de toutes façons le moins cher.


OLYMPUS
Bon appareil. Depuis le 1030 SW dont nous parlions l'an dernier il y a eu le 1050 SW et maintenant le TOUGH 8000 (environ 360 euros - sans la batterie et la carte supplémentaires - des compléments que je vous recommande absolument).
C'est un boitier de 12 MP qui va du 28 mm au 102 mm (3, 6 X).
Comme tous les autres, ces boitiers sont souvent des redites des boitiers précédents avec quelques améliorations. Celui-ci a malheureusement les mêmes limites que le 1030 SW en ce qui concerne son système de vidéo (voir notes en fin de texte).
Dommage !
http://www.olympus.fr/consumer/29_191.htm



CANON
Canon avec le PowerShot D10 est un nouveau venu dans la catégorie des petits boitiers étanches.
Environ 400 euros tout nu.
L'optique n'est que l'équivalent d'un 35 mm. Pas très large donc. Mais bon…
Comme pour l'Olympus le capteur est au maximum de ce qui se fait pour ces boitiers à l'heure actuelle : 12 MP.
http://www.canon.fr/For_Home/Product_Finder/Cameras/Digital_Camera/PowerShot/PowerShot_D10/index.asp



GENERAL IMAGING
C'est une nouvelle marque créée il y a deux ans par le géant américain General Electrics. Cette compagnie est en train de lancer un boitier étanche jusqu'à 3 mètres : le G3WP.
(Tout ce que j'en sais je l'ai lu dans la revue " Réponses Photos " dont j'ai déjà dit le sérieux et dont les tests m'ont toujours semblé être les plus impartiaux et les plus clairs qui soient).

- un capteur de 12 MP
- un zoom periscopique 4X
- un écran LCD de 2, 7 pouces.

Je ne sais pas le prix.
Théoriquement disponible. Distribué en France par Techni Ciné Phot dont on peut toujours consulter le site très spartiate www.technicinephot.fr
À ce jour je n'y ai pas encore trouvé la référence de ce boitier et je n'ai jamais vu à quoi il ressemble.

21 mai 2009.
Dernière minute :
2 autres boitiers sont sur le marché. Je ne les ai pas vus et encore moins manipulés. L'un en France. L'autre, le Panasonic n'est pas encore en Europe à ce jour.
Ce sont :

- Le Fujifilm finepix Z 33 WP - 10 mégapixels. Il n'a qu'une optique pas très grand angle : 35 mm. 189 euros.

- Le Panasonic Lumix DMC - TS1 - qui me paraît sérieux. 12 megapixels. Une
Optique Leica DC Vario-Elmar 28 mm. Zoom X4,6. stabilisée optiquement et une
caméra haute définition. Il est sorti en début d'année aux USA et au Canada. Environ 360 dollars.


Quelques conseils élémentaires.

Vous n'imagineriez jamais partir à la pêche sans quelques hameçons de rechange. Pour moi, photo et pêche c'est souvent la même chose - les mêmes méthodes donc :

Acheter une batterie de plus, la mettre toujours dans sa poche dès qu'on part faire des photos, à la pêche ou ailleurs. Pour la pêche, protéger la pile en la roulant dans un peu de ces films de cuisine transparents pour micro-ondes. Voilà un matériau qu'il faut avoir toujours en tête - et dans son sac. C'est une merveille qui coûte beaucoup moins cher que toutes les absurdités censées protéger le matériel de toute humidité.

Pour ne pas être pris au dépourvu il faut se faire une discipline de toujours recharger les accus déchargés lorsqu'on revient chez soi. Ca évite les mauvaises surprises lors des prochaines utilisations faites à l'arrache. Vous regarnissez bien vos hameçons dégarnis… Hé bien là, c'est pareil…

Un boitier, 2 accus… mais aussi, (en plus de la carte mémoire normalement offerte lors de l'achat ) une deuxième carte mémoire de 1 Go minimum de capacité pour le confort - et surtout lorsqu'on fait des séquences vidéo du style de celle décrite plus haut. Il y a d'ailleurs maintenant des cartes de 4 à 8 Go qu ne coûtent pas très cher. C'est cette deuxième carte mémoire que l'on mettra en priorité à la place de celle fournie lors de l'achat et qui a bien souvent une capacité d'emmagasinement trop réduite - Celle ci ne nous servira qu'en cas de secours. Pour être clair et faire très court, le Go - Giga Octets - c'est un peu l'unité de capacité pour emmagasiner les images (en fait la véritable unité c'est l'octet. Le GigaOctet en comporte 1000 millions).
Pour les appareils utilisant les films argentiques - idem- prenez une pellicule film de rechange. Même façon de les protéger : avec le film micro-ondes que vous trouverez dans le tiroir de la cuisine.

Que vous ayez un boitier numérique ou un Rétinette Kodak il y a quelques principes très simples pour faire une photo convenable :

Bien présenter son poisson.
Lorsque vous vous faites photographier avec votre trophée, envisagez l'image du point de vue de celui qui vous photographie. Que voit-il lui ?
Montrez lui les beaux flancs colorés et les superbes nageoires de votre capture - Pas son ventre blanc.
Une fois encore pêcher et photographier sont des activités très semblables.
Les meilleurs pêcheurs sont souvent ceux qui savent le mieux envisager le point de vue de l'autre - du poisson en l'occurrence.

A force de regarder leur revue halieutique favorite tous les pêcheurs avisés auront compris que c'est en tendant un peu les bras pour présenter le poisson qu'il a quelque chance de paraître honorable. Mais attention à force de tendre les bras en avant vers l'optique, vous allez finir par avoir des bras comme des tentacules.
Dans ces cas là, observateurs avisés, les bons copains ne se gêneront pas pour de vous faire remarquer que vous les prenez pour des crétins et que vous voulez leur faire prendre vos minables prises pour des baleines.
Disqualifié vous êtes.

Evitez les têtes d'enterrement !!! En regardant les photos de certains pêcheurs on peut se demander parfois quelle dépression nerveuse chronique les atteint au voisinage des rivières . Mous, l'œil morne, plutôt crispés… Ce n'est pourtant pas un torchon le poisson de 3 livres qu'ils ont attrapés… Allez, hop ! Un peu de malice, d'originalité et d'enthousiasme. Même votre boitier, aujourd'hui, avec la technologie actuelle, attend que vous souriiez pour accepter de prendre la photo… C'est dire !
Dans 30 ans quand nos descendants regarderont ces photos il y en a quelques-uns qui se demanderont si c'était franchement si éprouvant que ça d'aller à la pêche à cette époque. "Il fallait sans doute la nourrir la famille. Et avec la crise mondiale qu'ils ont eu dès 2008. Y avait pas de quoi rigoler, pas ?… Même à la pêche."

Evitez aussi les fromages blancs.
Pour ceux qui ont un boitier numérique : régler votre boitier en sorte qu'il sous-expose de moins 1/2 ou moins 2/3. Ca sature de façon flatteuse les couleurs et ça évite que vos photos aient l'air de fromages blancs tout livides. Ca évite aussi d'avoir des ciels lavasses et votre T shirt plus blanc que blanc (surexposé). D'ailleurs à propos de blanc c'est mieux de l'éviter en photo couleurs.
Les peintres le savent bien : une belle couleur commence souvent par un beau gris ; ça met les couleurs en majesté.
Du coup, oubliez un peu le soleil et le ciel bleu systématiques… C'est souvent par temps gris lumineux qu'on fait les plus belles photos couleur. Et puis pensez aussi à faire des photos sous la pluie. Ca nous changera de ces fichus orages de ciel bleu.

Au passage, on l'a déjà dit, n'abusez pas du flash, il a tendance à rendre lui aussi les photos livides. Un des avantages du numérique, et pas le moindre, c'est de pouvoir faire presque correctement sans flash des photos dans des conditions de lumière que les appareils d'autrefois n'autorisaient pas le moins du monde. Essayez votre appareil dans les rues la nuit ou dans votre salle de séjour éclairée de quelques lampes… l'ambiance restituée sera certainement un peu plus chaleureuse, un peu moins sinistre qu'avec la lumière clinique et glaciale des flash. Le risque, c'est bien sûr de bouger et d'être un peu flou. Faites plusieurs tentatives, bien calé, en appuyant bien calmement sur le déclencheur. Vous allez être surpris. N'hésitez pas à vous faire la main et l'œil. En plus si vous avez un ordinateur pour voir bien vite le résultat ce serait vraiment le faire exprès que de ne pas progresser un peu.

Débranchez le plus vite possible l'automatisme du flash (et sachez le remettre quand c'est intéressant). Pour cela, c'est vrai, il faut lire un peu le manuel. Mais, que je sache, ce n'est pas votre boitier le patron, c'est vous !

Quand on est seul dans la rivière avec son boitier, une main pour la canne, une autre pour le boitier photographique (normalement cinq doigts par main, pas plus.) Quand on veut relâcher son poisson, qu'on veut le photographier et qu'on n'est pas un poulpe avec les tentacules déjà évoquées (même les bras en avant) mieux vaut alors bien tout prévoir à l'avance pour l'éventuelle photo et de ce fait bien soigner une fois pour toutes les automatismes du boitier. Ils se règlent dans le MENU.
Personnellement, comme je le conseille plus haut, je fais en sorte d'avoir 2/3 de diaphragme en moins (dans le menu, il faut aller là où c'est normalement marqué " correction IL ").
Je mets la balance du blanc (la colorimétrie) en automatique.
Par temps clair je mets la sensibilité du boitier vers 100 ou 200 asas. Les asas, c'est une norme, c'est un peu comme la taille de l' hameçon ou la résistance du fil. En l'occurrence, c'est l'indice de sensibilité à la lumière, la capacité de l'absorber plus ou moins vite.
Les asas se choisissent en fonction de la luminosité : moins il y en a plus la photo aura une matière détaillée et fine mais du coup la vitesse sera d'autant plus lente et le risque de " bougé " plus grand.
A la tombée du jour je pousse la sensibilité à 400 asas même si à ce jour, tous ces petits appareils sont rarement bons au delà de 200 asas.

Pour finir, attachez votre boitier à votre poche avec un bouton service ou une ficelle. Ca tombe très discrètement dans l'herbe ou dans l'eau ces petites choses là.

Voilà…

N'hésitez pas à envoyer vos questions. Nous y répondrons dans la prochaine remise à jour du site.
N'hésitez pas aussi à envoyer ce que vous considérez comme vos meilleures images de pêche.. . Pas seulement des photos de poissons mais aussi des paysages d'eau et des détails en rapport avec votre univers de pêche.
Nous pourrions en utiliser quelques-unes pour illustrer les différentes pages du site. Dans tous les cas, bien sûr, cela ne se ferait qu' avec votre autorisation et la mention de votre nom ou de votre pseudonyme.

A bientôt, bonjour chez vous et bonne pêche aux images.

Simon Najard
Mai 2009.


(1) Le Pentax est aujourd'hui dans sa catégorie le boitier le plus satisfaisant à l'égard des possibilités vidéo. Il est le seul à faire des images vidéo en HDTV (1280x720 pixels) à 30 images par seconde soit le double de taille des autres boitiers.
L'Olympus, bien que très prometteur est le plus décevant sur ce point C'est une question de conception de capteur. Il est très bien fichu pour la photo mais mal adapté à la vidéo. Ce que les autres boitiers savent tous faire à 30 images par seconde pour une taille de moitié inférieure à la HDTV (c'est à dire 640 x 480 pixels) il ne sait le faire que durant 10 secondes sur une carte xD spécifique à Olympus… et chère !

Cependant cette carte (brevet Fuji) permet de faire sur l'Olympus des panoramiques que seul ce boitier parmi les étanches sait réaliser automatiquement (au prix cependant de quelques compromis un peu stupides). Rien ne vous empêche cependant avec d'autres boitiers ( ou avec cet Olympus si l'on veut éviter certaines des limites de qualité qu'il impose pour l'assemblage automatique des images) de faire trois prises de vue assez soigneusement de droite à gauche (ou de gauche à droite) et de les assembler sur votre ordinateur à l'aide de petits logiciels astucieux et assez faciles à trouver sur internet.
Faire des paysages panoramiques dans une rivière en 2 ou 3 prises de vue ouvre de belles perspectives, c'est le cas de le dire.


Sur les bords de la Ganzeville. Une photo panoramique réalisée en 3 prises de vue assemblées automatiquement dans l'appareil (le Olympus 1030SW.)


Un autre détail intéressant pour les pêcheurs que nous sommes : la possibilité de faire de la photo très rapprochée. En regardant les caractéristiques techniques de tous ces boitiers on constate que tous savent prendre des images macroscopiques à 3 cm du sujet. Voire même à 1 centimètre !
A nous les sauterelles, les éphémères et autres petits insectes sur l'eau. Il faudra quand même être patients, rusés et nous y reprendre plus d'une fois parce que ces satanés bestioles ont vraiment la bougeotte.



Sur le bout des doigts !
Trois photos macro prises avec mon " vieux " Pentax étanche W10.
Sur la photo de droite, la bestiole n'arrêtait pas de monter et descendre sur mon doigt. J'ai du m'y reprendre une dizaine de fois pour être net en distance et ne pas avoir un flou de bougé.

Une photo macro d'éphémère prise " naturellement " avec l'Olympus " étanche " 1030 SW

 


Dans la Valmont, sous l'eau, où le plafond de la surface fait miroir…
Pour un plus grand confort visuel je cherche une astuce pratique qui permettrait de basculer l'écran à 45 degrés (cela existe sur d'autres boitiers mais pas sur ces appareils étanches).
En effet , lorsqu'on immerge l'appareil dans la rivière, l'angle de vision - vertical - au dessus de l'appareil - rend difficile la vision de l'écran LCD. Il faut alors viser un peu trop au jugé.
Il ne faut pas oublier aussi que, sous l'eau, la distance visuelle au sujet n'est plus du tout la même qu'à l'air libre. L'eau fait effet de loupe. Il faut donc éloigner le boitier plus qu'on ne le fait dans l'air pour avoir une taille identique du sujet.
Certains me diront alors fort judicieusement qu'on pourrait mettre la tête sous l'eau avec de bonnes lunettes de plongée…. Bien sûr, bien sûr !